19 février 2008
Le Château de Chenonceau
Indre-et-Loire 37
Chenonceaux
à 12 km d'Amboise, --> 35 km de Tours, 46 km de Blois, 235 km de Paris
Le château est édifié dans le lit du Cher, sur les piles d'un moulin fortifié et du château fort racheté à la famille des Marques. celui-ci fut rasé, à l'exception du donjon (la tour des Marques, qui sera adaptée au style renaissance) et du puits qui le jouxte. Il fut bâti par Thomas Bohier, le secrétaire général des finances du roi François Ier. Le corps de logis carré qui constitue le château originel fut construit entre 1513 et 1521. Bohier étant occupé par la guerre, c'est surtout sa femme, Katherine Briçonnet, qui dirigea les travaux.
Suite à des malversations, François Ier récupère le domaine et le château en 1535. Puis il sera offert par Henri II à sa célèbre favorite Diane de Poitiers qui fit aménager sur la rive droite du Cher, par Pacello da Mercoliano, le jardin qui porte encore son nom. Elle confia par ailleurs à son architecte, Philibert de l'Orme, le soin de construire un pont reliant le château de Bohier à la rive gauche de la rivière, afin d'y implanter de nouveaux jardins et d'accéder à de plus grandes chasses. Ce pont faisait partie des plans originels de Thomas Bohier.
A la disparition de Henri II mortellement blessé, Catherine de Médicis devenue Régente contraignit Diane de Poitiers, sa rivale dans le coeur du roi, à restituée Chenonceau à la Couronne. En échange de quoi elle cède à Diane le château de Chaumont sur Loire, à 24 km de là.
Catherine de Médicis fit édifier sur le pont de Diane la splendide galerie, achevant ainsi de donner à Chenonceau le style que l'on admire aujourd'hui.
L'histoire du château est marquée par les femmes qui en furent les propriétaires et les bâtisseuses.
Propriétaire du château pendant la Révolution française, c'est à Louise Dupin que l'on attribue la différence d'orthographe entre le nom de la ville (Chenonceaux) et celui du château (Chenonceau).
Il servit d'hôpital pendant la Première Guerre Mondiale, 2254 blessés y furent soignés. En 1944 une bombe tomba à proximité de la chapelle et détruisit les vitraux d'origne, remplacés ensuite par Max Ingrand. (source wikipédia)
Prochainement reportage en hélicoptère.
18 février 2008
Sainte-Maure de Touraine Pané
Cuisine Tourangelle
Ce célèbre fromage A.O.C de 250 g, de 14 à 16 cm de longueur, moulé en forme de bûche avec sa longue paille à l'intérieur dont le rôle est de consolider et d'aérer la fragile bûchette, puis roulé dans la cendre de charbon de bois salée.
Pour 4 personnes:
2 oeufs
1 filet d'huile
200 g de mie de pain
20 g de beurre
1 sainte-maure
Casser, assaisonner et battre deux oeufs entiers avec une fourchette, ajouter un filet d'huile. Couper 8 rondelles de sainte-maure 1,5 cm d'épaisseur passer dans l'anglaise après avoir retirer la paille.
Déposer les rondelles dans la chapelure, bien faire adhérer la mie de pain en pressant légèrement avec la main.
Cuire dans une poêle avec le beurre, surveiller attentivement la coloration, les retourner, finir la cuisson à feu très doux 3 petites minutes.
Dresser sur une assiette avec un mesclun de salades, un cordon de confiture de rhubarbe, servir avec un pain aux noix et raisins.
Vin suggéré: un Vouvray demi-sec
Le Pâté aux Prunes
Cuisine Angevine
Un délicieux pâté (les reines-claudes exclusivement) dont l'intérieur cache un merveilleux jus sirupeux donnant à ce pâté toute sa saveur.
Pour 8 personnes:
500 g de pâte brisée
1 kg de reines-claudes
50 g de sucre
20 g de beurre
1 oeuf pour la dorure

Confectionner la veille si possible une pâte brisée avec 5OO g de farine. Séparer la pâte en deux et étaler une première abaisse de pâte (sur une plaque à pâtisserie beurrée) de 3 mm d'épaisseur et 28 cm de diamètre, piquer légèrement le fond.
Garnir le centre avec les prunes (lavées et équeutées), ajouter le sucre en poudre.
Détailler la pâte à 3 cm du bord, replier les bords sur les prunes.
Mettre le jaune d'oeuf dans un bol avec quelques gouttes d'eau et passer avec un pinceau à pâtisserie, la dorure tout autour du pâté. Ajouter au centre du pâté quelques noisettes de beurre. Etaler une 2ème abaisse de pâte et recouvrir le pâté.
Découper l'excédant de pâte, souder les bords, passer de la dorure, faire un petit trou au centre du pâté et cuire à four chaud pendant 35 mn (220°C th.7)....laisser refroidir.
Fricassée de Volaille à l'Angevine
Cuisine Angevine
Une fricassée au vin d'Anjou, garnie de petits oignons et de champignons, dont la sauce est liée à la crème. Une recette simple et facile d'exécution.
Pour 4 personnes:
1 poulet 1, 500 kg environ
40 gr de beurre
200 g de Petits oignons
350 g de champignons de Paris
1 bouteille de vin blanc sec d'Anjou
50 cl de crème fraîche bien épaisse
sel, poivre du moulin
Dans une cocotte, faire revenir avec le beurre les morceaux de poulet avec les petits oignons sur feu modéré afin qu'ils soient à peine colorés.
Ajouter les champignons de Paris coupés en quartiers, mouiller avec le vin blanc, saler légèrement et poivrer. Laisser mijoter à couvert pendant 35 mn environ
Retirer les morceaux de poulet, les champignons et petits oignons, dans le plat de service maintenir au chaud à couvert. Faire réduire la cuisson de moitié.
Ajouter la crème, laisser bouillir quelques instants, ajuster l'assaisonnement de la sauce.
Et la verser sur la volaille et sa garniture,
servir aussitôt.
Vin suggéré: un Savennières
Bouilleture d'Anguilles
Cuisine Angevine
C'est une matelote d'anguilles, mouillée au vin rouge, garnie de champignons, de petits oignons et de pruneaux, la sauce est liée au beurre manié.
2 anguilles moyennes 20 g de beurre
150 g de champignons 20 g de farine
8 petits oignons blancs sel, poivre du moulin
6 pruneaux dénoyautés
1 bouquet garni
1/2 bouteille d'Anjou rouge

Dépouiller les anguilles, les nettoyer,
couper en tronçons de 4 à 5 cm.

Les mettre dans une cocotte avec la garniture, mouiller au vin d'Anjou, saler, poivrer, porter à ébullition, couvrir et cuire à feu doux pendant 10 mn.

Préparer le beurre manié en mélangeant avec une fourchette le beurre ramolli à la farine. Retirer les morceaux d'anguilles à l'aide d'une écumoire dans le plat de service, maintenir au chaud à couvert. Lier la sauce avec le beurre manié, cuire quelques minutes, rectifier l'assaisonnement et la verser sur les anguilles et sa garniture. Garnir de tranches de pain grillées.
16 février 2008
Curnonsky - Prince des Gastronomes

Maurice-Edmond SAILLAND
dit
CURNONSKY
1872 - 1956
Prince des gastrnomes.
Maurice-Edmond Sailland dit "Curnonsky" est né à Angers, 10 avenue de Contades, le 12 octobre 1872. L'imprudence d'un médecin tue sa mère moins d'un mois après sa naissance... Le père reste marqué. Il finit par délaisser sa distillerie et son associé Drillon pour disparaître avec sa maîtresse, vers 1883. Le jeune Sailland est élevé par sa "bonne grand-mère", Alphonsine Mazeran, née Bouchard.
De sa grand-mère, fine lettrée qui lui lit toute la "Comédie humaine" de Balzac, et de ses professeurs à l'externat Saint-Maurille, Maurice Sailland tient toute son éducation, et surtout ce goût pour la littérature. Il entame des études de lettres à Paris, mais préfère bientôt entrer dans le journalisme humoristique et aux "ateliers de Willy" en 1895.
C'est Alphone Allais qui lui aurait conseillé de prendre un pseudonyme "un nom en sky" puisque la mode était à la Russie.
Dans le domaine de la "réclame", il forge nombre de slogans qui font la fortune de grandes marques commerciales. C'est lui qui baptise du nom de "Bibendum" le bonhomme en pneus de Michelin. A une firme qui lui demandait un slogan pour vanter la margarine, il envoie cette phrase lapidaire: "rien ne vaut le beurre".
Doyen des chroniqueurs gastronomiques, il s'occupe à partir de 1919 de remettre en honneur les cuisines régionales et de promouvoir "la sainte alliance du tourisme et de la gastronomie". Avec son ami Marcel Rouff, il sillonne les provinces de France.
En 1928, Curnonsky fonde avec quelques amis l'Académie des gastronomes, dotée des mêmes statuts que l'Académie française. Sa popularité lui vaut, grâce à l'appui des Angevins de Paris menés par Henry Coutant, d'être élu en 1927 "Prince des gastronomes".
En 1947, il crée la revue "Cuisine et Vins de France", qui paraît toujours. Pour son quatre-vingtième anniversaire, quatre-vingt restaurateurs marquent sa place dans leur établissement et l'invitent à vie. Il décède d'un malaise, basculant par la fenêtre très basse de son appartement le 22 juillet 1956, à Paris.
Source:extrait de Sylvain Bertoldi
Conservateur des Archives d'Angers.
15 février 2008
Joachim du Bellay
Poète français
Château de la Turmelière (49)

Joachim du Bellay est né vers 1522, en Anjou au château de Turmelière à Liré, décédé le Ier janvier 1560 à Paris.

Les ruines du Château de la Turmelière
Il est originaire d'une famille de cardinaux, de diplomates et de gouverneurs. Orphelin de père et de mère avant qu'il nait 10 ans, il est confié à la tutelle de René son frère aîné, qui le néglige. Si l'on en croit les propres affirmations de Joachim du Bellay, il a une enfance triste, solitaire à la Turmelière dans le manoir paternel. Il devient un adolescent fragile qui apprend à se reccueillir dans la solitude des forêts et à rever sur les bords de Loire. Il se rend, néanmoins, régulièrement dans un autre domaine familial, le château de Gizeux.

Le Château de Gizeux propriété angevine de la famille du Bellay
au nord de Bourgueil
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
(tiré des regrets - 1558)
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge!
Quand reverrai-je, hélas! de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province et beaucoup davantage?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que les palais Romains le front audacieux:
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine,
Plus mon Loire Gaulois que le Tibre latin,
Plus mon petit Lyré que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur Angevine.
Léonard de Vinci
Inventeur, Architecte, Peintre...
à Amboise (37)
au Clos Lucé de 1516 à 1519

1452 - 1519
autoportrait de Léonard de Vinci, par Marie-Charlotte
Léonard de Vinci est né le 15 avril 1452, dans le petit village Toscan d'Anchiano à 2 km du village de Vinci. Fils illégitime d'un notaire Ser Piero et d'une paysanne du nom de Caterina. Léonard de Vinci est recueilli par l'épouse de Ser Piero qui sera comme sa mère.
C'est en 1516 que François Ier fit venir à Amboise Léonard de Vinci, mesurant le génie de son invité qu'il considère comme un père. Il l'installe au Clos Lucé, où Léonard de Vinci organise des fêtes pour son protecteur. Il y meurt le 2 mai 1519 à l'âge de 67 ans (il serait mort dans les bras de François Ier).

Il est inhumé au cloître de Saint-Florentin. Par la suite il repose dans la chapelle Saint-Hubert, au château d'Amboise.
Au sou-sol du château de nombreuses maquettes sont exposées, d'autres réalisées en grandeur nature son exposées dans le parc du Clos Lucé, une invitation à la promenade.

Le char d'assaut le bateau à aubes le pont tournant
13 février 2008
Le Château de Chambord
Loir-et-Cher 41
à 20 km de Blois, --> 50 km d'Orléans, --> 82 km de Tours, --> 178 km de Paris


Le château de Chambord est le plus vaste des châteaux de la Loire (à environ 6km de la rive gauche de la Loire), il fut construit sur ordre de François Ier pour se rapprocher de sa maîtresse la Comtesse de Thoury qui habitait près de là. La construction eut lieu entre 1519 et 1547 sur une courbe du Cosson, petit affluent du Beuvron lui-même affluent de la Loire.
Chambord est sans conteste un des châteaux à la silhouette la plus reconnaissable, et constitue l'un des chefs-d'oeuvre architecturaux de la renaissance: 156 m de façade, 440 pièces, plus de 80 escaliers, 365 cheminées et 800 chapiteaux sculptés.
Le nom de l'architecte nous est inconnu, mais des analyses montrent l'influence de Léonard de Vinci, qui travaillait alors comme architecte de la cour de François Ier, mais qui mourut quelques mois avant le début du chantier.
La construction débute en 1519, c'est l'un des plus importants chantiers de la renaissance. Construit sur des marécages, des pilots de chêne sont enfoncés jusqu'à 12 m de profondeur, afin d'en établir les fondations sur un solide pilotis au dessus de l'eau.
François Ier a finalement passé très peu de temps à Chambord, pour quelques parties de chasse et pour démontrer sa puissance à son rival, Charles Quint.
Un domaine de 5 441 ha, ceinturé d'un mur de 32 km (équivalent du périphérique de Paris), est le plus grand parc forestier clos d'Europe. Le cerf et le sanglier en sont les espèces emblématiques. Source wikipédia
Le Château de Brissac
Maine-et-Loire 49
Brissac-Quincé
à 15 km d'Angers, --> 308 km de Paris
"Le géant du Val de Loire"
C'est le plus haut château de France avec 7 étages et 204 pièces
"bonjour, le ménage!"
Ce fut à l'origine un château-fort construit par les comtes d'Anjou au XIe siècle. Après la défaite des anglais par Philippe Auguste, celui-ci le céda à Guillaume des Roches. Au XVe siècle, le château fut reconstruit par Pierre de Brézé, un riche ministre de Charles VII. Pendant le règne de François Ier, de 1515 à 1547, la propriété fut achetée par René de Cossé, que le roi nomma gouverneur du Maine et de l'Anjou.(source wikipédia)
De nos jours, le château est toujours la propriété d'un membre de la famille. Il est ouvert au public pour les visites et son magnifique théâtre orné de dorures héberge chaque année le festival de la Vallée de la Loire.







































